Alors, on y est. La Guinée se prépare pour un rendez-vous électoral majeur le 28 décembre 2025, et l’ambiance, vous l’imaginez, est déjà électrique. La Cour suprême a enfin dévoilé la liste définitive des neuf candidats retenus, et comme beaucoup s’y attendaient, le nom du général Mamadi Doumbouya y figure en bonne place. Cette annonce, tombée ce mercredi 12 ou jeudi 13 novembre, juste après une liste provisoire la semaine dernière, marque un tournant, c’est certain.
Cinquante-et-un dossiers, c’est dire l’engouement, ou peut-être la volonté de certains de tenter leur chance dans ce sprint présidentiel. Mais au final, seulement neuf ont passé le cap de la Cour suprême. Parmi eux, bien sûr, Mamadi Doumbouya, 40 ans, qui a pris les rênes du pays après le coup d’État de septembre 2021 qui a renversé Alpha Condé.
La candidature Doumbouya : une promesse oubliée ?
Franchement, sa candidature, elle était dans l’air, non ? Mais il y a un « mais », et pas des moindres. Le général avait promis, rappelez-vous, de rendre le pouvoir aux civils et s’était engagé à ne pas se présenter aux élections. Une promesse solennelle, faite devant la Cour suprême elle-même. Et aujourd’hui ? Eh bien, il est là, candidat. Ça pose question, forcément. Certains y voient même un « nouveau coup d’État », une « haute trahison », comme l’a dénoncé l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo. C’est une situation qui cristallise pas mal de tensions, et on sent bien que cette décision ne passe pas auprès de tous les acteurs politiques. Le dépôt de son dossier, qui a eu lieu le 3 novembre, avait déjà été contesté par une partie de la classe politique.
L’opposition face au défi : qui pour se démarquer ?
Face à ce mastodonte de la politique actuelle, les autres candidats sont, disons-le, un peu moins sous les projecteurs. On parle de personnalités dont les noms ne résonnent pas encore aussi fort dans l’opinion publique guinéenne. L’absence de figures comme Cellou Dalein Diallo, l’ex-Premier ministre en exil, est marquante, n’est-ce pas ? Il a même porté plainte contre l’État auprès de la CEDEAO pour contester son exclusion. C’est dire l’ampleur du bras de fer politique.
Malgré tout, l’opposition ne compte pas baisser les bras. Un nom à retenir ? Faya Lansana Millimouno. On le connaît pour ses prises de position, ses « diatribes » comme on dit, contre la junte. Il a d’ailleurs déposé son propre dossier de candidature le 3 novembre, affirmant être « le meilleur candidat » avec de « très bonnes chances ». C’est un profil qui pourrait, on l’espère, offrir une voix alternative et porter les préoccupations d’une partie de la population.
Voici la liste complète des neuf candidats qui tenteront de convaincre les électeurs guinéens :
- Abdoulaye Yéro Baldé
- Makalé Camara
- Ibrahima Abé Sylla
- Faya Lansana Millimouno
- Abdoulaye Kourouma
- Mohamed Nabé
- Elhadj Bouna Keïta
- Mamadi Doumbouya
- Mohamed Chérif Tounkara
Les candidats qui n’ont pas été retenus avaient 72 heures pour faire appel, et la Cour suprême avait ensuite 48 heures pour statuer sur ces recours. C’est un processus juridique qui est crucial pour la crédibilité de tout le scrutin.
La fin d’une transition, vraiment ?
Cette élection, elle est censée clore une période de transition qui dure depuis maintenant quatre ans. Le scrutin présidentiel du 28 décembre 2025 doit marquer le retour à l’ordre constitutionnel, espéré depuis longtemps par les Guinéens et la communauté internationale. D’ailleurs, une nouvelle Constitution a été approuvée par référendum en septembre 2025, un texte qui, soit dit en passant, permet la candidature du général Doumbouya. Le chemin est encore long jusqu’au 28 décembre, mais une chose est sûre : tous les regards sont braqués sur la Guinée.




